Le blog de Pascal Martineau

A Saint-Jean de Braye, le projet initial (D1) coupe la ligne SNCF Une fois de plus, si le sujet n'était pas si important pour l'avenir de notre agglomération, on pourrait en rire. Jeudi 20 décembre, énième rebondissement dans cette incroyable et pitoyable saga, une délibération quasiment ubuesque a été soumise au vote des conseillers de l'agglomération d'Orléans. Alors que la déclaration d'utilité publique pour la ligne de tramway est-ouest est attendue du préfet du Loiret dans les jours qui viennent, il nous a été proposé de voter des crédits supplémentaires (plus de 100 000 euros) pour étudier, sur le territoire de Saint-Jean de Braye, la variante dite « D2 » du tracé abraysien, celle qui passe au nord de la voie ferrée SNCF Orléans-Châteauneuf, sans jamais la couper. C'était une recommandation de la commission d'enquête publique. Officiellement, cette démarche parallèle a pour but de gagner du temps, ou, plutôt, de ne pas trop en perdre encore. Elle est malgré tout cavalière : demander au préfet de donner un avis sur un projet dont on sait qu'il va être modifié n'est pas très sérieux. Car tout porte à croire que l'agglomération a déjà choisi la variante « D2 ». Pour une raison très simple. En optant pour un tracé qui couperait la voie SNCF, les dirigeants de l'agglomération (c'est dans le rapport d'enquête publique) s'engagent à prendre en charge la construction d'un trémie (un passage souterrain) pour faire passer le tram sous la voie ferrée, dès que la ligne Orléans – Châteauneuf sera « rendue », comme on dit, au trafic voyageurs. Dès lors, l'agglomération se trouve face à un choix cornélien : ou bien la trémie est intégrée dans le projet initial et cela augmente substantiellement la facture ; ou bien on prévoie de la construire le moment venu, ce qui coûterait encore plus cher et nécessiterait l'arrêt de la circulation du tram sur cette portion pendant plusieurs mois. Mission impossible. Et lorsque, comme je l'ai fait jeudi dernier, on s'étonne qu'on n'y est pas pensé plus tôt (avant l'enquête publique), Charles-Eric Lemaignen répond sans sourciller que c'est la faute... de la Région. Celle-ci les aurait informé trop tard de sa volonté de rouvrir la ligne SNCF ! Plus c'est gros, plus ça passe !
Sam 22 déc 2007 6 commentaires
La foumilière s'agite donc en tout sens et n'importe comment, comme d'habitude, l'improvisation et la mauvaise foi en guise d'arguments. C'est d'un triste...Car à nous les augmentations du tarif des titres de transport SEMTAO dès le 1er janvier prochain ! J'espère que les bulletins de vote glissés dans l'urne en mars prochain sanctionneront comme il se doit les tenants de cette mairie et de cette politique calamiteuse.
Circé - le 22/12/2007 à 23h26
Tout à fait possible Circé. Si en face il y a un vrai programme de gauche et une équipe qui ne se contente pas de recueillir les souhaits des habitants sous couvert d'"écoute". Et encore moins de pratiquer le "on va voir ce qui marche ailleurs pour l'appliquer chez nous". Cette dernière option, largement entendue ces derniers temps, relève clairement du populisme et de l'absence criante de courage politique. C'est en affirmant des idées fortes et en faisant la différence que l'on gagne. La tiédeur et le consensus mou n'ont jamais servi qui que ce soit. Sauf sur le très court terme. Amitiés.
Mourad G. - le 23/12/2007 à 14h00
S'il ne faut pas se contenter d'appliquer "bêtement" ce qui se fait ailleurs, il n'est pas inutile d'élargir son regard, de mettre ses idées en perspective, de les confronter au réel. Je crois beaucoup à l'expérimentation (ce fut une méthode très utilisée par Jean Zay). Dans de nomberux domaines (urbanisme, éducation, politique de la ville...) il y a des actions qui fonctionnent très bien et dont on aurait tort de ne pas s'inspirer.
Pascal Martineau
Oui Pascal, mais on ne peut pas baser toute une politique de campagne sur ce seul principe. Et pour l'instant...
Mourad G. - le 23/12/2007 à 21h56

Chaque chose en son temps.

Pascal Martineau
"Je crois beaucoup à l'expérimentation"...surtout en matière de développement durable. Mourad G, c'est vrai pour les idées fortes, mais c'est un discours ressassé. Cela me fait penser à "la gauche est inaudible". La gauche tout le monde sait ce qu'elle a en rayon. Ce n'est plus à décrire. Nos idéaux sont connus. Maintenant pour des municipales il faut écouter les habitants, c'est la moindre des politesses. Là où je suis qud même d'accord il faut clairement afficher qu'une politique de droite n'est pas une politique de gauche. Les choix ne sont pas les mêmes et surtout les conséquences ne sont pas les mêmes. A force de se battre sur un hypothétique TRAM ou sur des pavés on en oublie l'essentiel, la politique, les choix de société. Le gouvernement et Sarkosy ont perverti tout ça en le diluant dans des suffisances. Je crois qu'il faut réaffirmer clairement nos convictions et nos choix de société. Il faudrait aujourd'hui à gauche un Zola. Non pas pour dire un "J'accuse" (encore que...?) mais pour dire "j'affirme".
Michel Blanchet - le 24/12/2007 à 00h46
Conclusion : il faut passer au nord de la voie ferrée pour limiter le coût et la durée des travaux. il faudrait aussi prévoir pour st jean de braye comme pour d'autres communes et quartier d'orléans du vélo+, associé au tramway. il faut aussi savoir anticipé et donc prévoir des prolongements et/ou des ramifications au moindre coût. les villes qui ont installés des tramway, s'équipent au fur et à mesure et étoffent le nombre de voie. sur la polémique de l'écoute, on ne peut pas de plaindre des hommes politiques qui ne connaissent rien et n'écoutent pas les gens et se plaindre quand ils nous écoutent. par contre, il faut maitenant que les choix soient présentés pour que nous puissions prendre une décision.
isl359345 - le 24/12/2007 à 23h11
Alors là Michel Blanchet, vous me soufflez. Je ne retire pas une seule virgule à votre commentaire (deuxième paragraphe, va sans dire). Pas une seule. Et merci de signer de votre vrai nom. Les choses sont vraiment plus claires ainsi. Bien à vous.
Mourad G. - le 25/12/2007 à 01h48