Le blog de Pascal Martineau

Manifestation anti OGM à Clermont-Ferrand le 29 mars C’est vraiment rageant. Pour une fois que Serge Grouard avait l’intention d’intervenir à l’Assemblée nationale, le voilà privé de débat sur les OGM à cause de ces insupportables députés de gauche qui ont réussi à faire voter, à une voix près, une motion renvoyant le gouvernement dans ses buts. Il y a de quoi être vexé. Contrairement à ses collègues de gauche qui on reçu un texto mobilisateur, les députés de droite n’ont « pas été appelés par SMS » déplore le maire d’Orléans. Mais comment faisaient-ils avant ?
C’est d’autant plus dommage que notre héraut du développement durable, « fâché et frustré », avait même prévu, selon La République du Centre du 15 mai, de s’abstenir dans l’hypothèse où certains amendements correcteurs qu’il soutenait n’avaient pas été adoptés.
Ce triste épisode de la vie parlementaire de Serge Grouard aura au moins permis à ce dernier de se familiariser un peu plus les us et coutumes de l’Assemblée Nationale. Quand le député-maire d’Orléans s’offusque des 800 amendements déposés par les socialistes sur ce projet de loi, il semble – ou il feint – de découvrir une pratique utilisée par toutes les minorités, de droite comme de gauche. Après tout, ce « débat de société essentiel », comme le qualifie lui-même Serge Grouard, ne mérite-t-il pas une discussion aussi ardue.
Il faudra donc guetter avec attention le vote de Serge Grouard sur le texte issu de la commission mixte paritaire. Il y aurait en effet quelque paradoxe à approuver un texte qui laisse le champ libre à des entreprises comme Monsanto, la même multinationale qui tue les abeilles, au moment où le maire d’Orléans s’apprête à réintroduire des ruches au cœur même de la ville.

Jeu 15 mai 2008 1 commentaire
OGM : pour la droite, c’est circuler, il n’y rien à voir Suite à l’adoption le 13 mai de la motion de procédure sur le projet de loi OGM qui avait conduit au rejet du texte par les députés, la commission mixte paritaire composée majoritairement de parlementaires de droite qui s’est réunie hier a finalement adopté le texte en refusant toute forme de discussion. Pour la majorité, c’est « circuler, il n’y rien à voir ». Pour le Parti socialiste, ce passage aux forceps représente un déni de démocratie et un coup de force caractéristique. Sur un sujet aussi important que les OGM, la droite souhaite aller vite, trop vite. La remise à plat du texte aurait été pourtant l’occasion de rediscuter un certain nombre de points essentiels, parmi lesquels notamment la définition du « sans OGM ». Le Parti socialiste, qui s’opposera au texte, en appelle à tous les parlementaires afin qu’ils prennent leur entière responsabilité face aux Français lors du vote définitif de la loi. Communiqué de Béatrice MARRE, Secrétaire nationale à l’environnement et au développement durable et de Germinal PEIRO, Secrétaire national à l’agriculture
BCT - le 16/05/2008 à 00h51