Le blog de Pascal Martineau
C’est « comme si le referendum d'il y a quatre ans sur le traité constitutionnel avait
laissé tout le monde épuisé sur le sable » disait le chroniqueur
Simon Tivolle sur France Inter, au lendemain des élections européennes.La défaite du Parti socialiste est dure, cinglante. Elle était crainte. Sur le plan des idées, elle est décevante, tant il vrai que le Parti socialiste européen était la seule force de l’Union à se présenter de manière aussi rassemblée avec un programme ambitieux mais couvert par la cacophonie franco-française.
Notre parti porte encore de manière trop douloureuse les plaies – aggravées par le triste spectacle du congrès de Reims - du non au référendum sur le projet de constitution européenne. Je vais sans doute m’attirer à nouveau les foudres de quelques-uns, mais la trahison interne de certains ténors du PS a terni l’image du grand parti démocratique que nous sommes. Mais surtout elle a – j’en suis persuadé – été l’élément clé qui a fait basculer notre pays du côté du non, bloquant toute évolution de l’Union, comme on a pu le constater depuis 2005. Je me souviens de tous ces jeunes rencontrés lors de la campagne. Jamais je n’avais vu autant d’enthousiasme pour l’idée européenne. Un enthousiasme vite refroidi par l’attitude de ceux qui, en méprisant le vote des militants, ont fait gagner le « non » et mis l’Europe dans l’impasse. Même le fabiusien Henri Weber, tête de liste dans notre région, reconnaissait le 3 juin à Saint-Jean de la Ruelle que, contrairement à ce qui nous a été asséné au lendemain du référendum, le « non » n’était en rien unitaire mais une simple addition de mécontentements.
Plaie vive. Bien entendu, cette seule trahison n’explique pas à elle seule cet échec du 7 juin dernier.
Nous avons d’autres importantes et indispensables remises en cause à faire. Mais elle en constitue un élément déterminant. Et pour moi, militant socialiste attaché à la démocratie tant interne
qu’externe, une plaie vive. Reste que, car il faut tout de même garder espoir, si le PS a perdu ces élections, la gauche européenne tire son épingle du jeu grâce aux très bons résultats d’Europe
Ecologie. Ce succès reste, à mes yeux, un moindre mal pour l’Europe, tant il est vrai que les Verts ont su – quoi qu’on en dise - marquer leur ancrage à gauche et qu’ils portent haut et fort – avec
d’autres – une urgence environnementale dont dépend l’avenir de notre planète.
Mar 9 jun 2009
5 commentaires
J'ai dit NON en 2005, et c'était de ma part un NON à l'Europe de la concurrence libre et non faussée, et j'ai eu bien raison.
Car entre 2005 et 2009, bien des directives libéralisant tant les services postaux que dernièrement l'énergie ont été votés par les socialistes et malheureusement tant d'autres, qu'aujourd'hui encore je dis que j'ai eu bien raison !
Pire même, je pense que les socialistes n'ont pas joué le jeu de la démocratie en n'écoutant pas ce NON et en avalisant la modification de la constitution.
Votre parti porte cette responsabilité et celle de lorgner trop facilement du côté de la droite et du libéralisme qu'il aurait été de bon ton de se déclarer l'année dernière.
On voit aujourd'hui ce que cela donne.
Au lieu de penser qu'il y a des traîtres dans votre parti en regardant du côté du NON, demandez-vous s'il n'y a pas des traîtres du côté du OUI qui promettaient de réformer cette constitution, qui porte aujourd'hui le nom de Traité de Lisbonne, de l'intérieur et qui ont fait ce que j'ai dénoncé plus haut.
La responsabilité du PS est de ne pas avoir tenu parole, de ne pas avoir respecté ses engagements, d'avoir simplement géré avec la droite une politique désastreuse.
D'où toutes ces personnes qui ne savent plus où est la droite de la gauche.
Je le regrette, en vous flinguant ( le PS) comme vous le faites, c'est toute la gauche que vous flinguez.
Je suis en colère même de lire ce que je lis ici.
Les régionales vont être une catastrophe.
Le PS n'a rien compris.
Car entre 2005 et 2009, bien des directives libéralisant tant les services postaux que dernièrement l'énergie ont été votés par les socialistes et malheureusement tant d'autres, qu'aujourd'hui encore je dis que j'ai eu bien raison !
Pire même, je pense que les socialistes n'ont pas joué le jeu de la démocratie en n'écoutant pas ce NON et en avalisant la modification de la constitution.
Votre parti porte cette responsabilité et celle de lorgner trop facilement du côté de la droite et du libéralisme qu'il aurait été de bon ton de se déclarer l'année dernière.
On voit aujourd'hui ce que cela donne.
Au lieu de penser qu'il y a des traîtres dans votre parti en regardant du côté du NON, demandez-vous s'il n'y a pas des traîtres du côté du OUI qui promettaient de réformer cette constitution, qui porte aujourd'hui le nom de Traité de Lisbonne, de l'intérieur et qui ont fait ce que j'ai dénoncé plus haut.
La responsabilité du PS est de ne pas avoir tenu parole, de ne pas avoir respecté ses engagements, d'avoir simplement géré avec la droite une politique désastreuse.
D'où toutes ces personnes qui ne savent plus où est la droite de la gauche.
Je le regrette, en vous flinguant ( le PS) comme vous le faites, c'est toute la gauche que vous flinguez.
Je suis en colère même de lire ce que je lis ici.
Les régionales vont être une catastrophe.
Le PS n'a rien compris.
Circé - le 09/06/2009 à 19h30
J'ai dit non par conviction profonde et non par calcul politique ou stratégie présidentielle comme certains au PS. Et mes engagements et ma vie prouvent que je ne suis pas attiré par les sirènes
centristes. Mes convictions n'ont pas varié. Je persiste et signe donc. Je ne dénie pas à des militants du PS le droit d'avoir des opinions différentes. Mais la démocratie ça se respecte.
Nous sommes le seul parti où ce référendum interne a été organisé. Avec un résulat sans ambiguité. Et une procédure qui fait que chaque militant à jour de ses cotisations peut voter à bulletin
secret. Nous sommes le seul parti à fonctionner de cette façon. J'en suis fier. Et je n'accepte pas que certains méprise cette richesse de notre parti. Ni qu'on m'accuse de dérive droitière
parce que je défends cela.
Pascal Martineau
Je ne parle pas de vous en particulier, il me semble, j'ai même pris soin d'indiquer "votre" parti .
Circé - le 10/06/2009 à 01h21
Sur ce blog, ce que j'écris n'engage que moi.
Pascal Martineau
sauf erreur, Pascal, tu as voté oui au référendum sur le traité et tu as eu bien raison.je vais m'abstenir de faire de la "psychanalyse sauvage" sur le lapsus mais...
Prouet - le 10/06/2009 à 08h39
Qule lapsus ?
Pascal Martineau
Ce qui me semble grave, Pascal, c'est que dans ton article, tu sembles faire l'amalgame entre votre candidat, le fait qu'il était fabusien, et une certaine traitrise à la démocratie interne du PS.
En te lisant (sans doute trop vite), on peut alors se demander si le fait qu'il a été fabusien n'a pas été un frein, non pas pour les citoyens qui n'en savent rien et se moquent bien du referendum interne, mais aux militants qui auraient pu être tenté, par rancoeur, de ne pas faire campagne pour lui.
Je préfère croire que j'ai mal compris car ce serait alors assez grave pour le PS, la gauche, et le pays.
Si le PS en était à ne pas faire campagne pour une élections à cause de ses combats internes, alors le PS ne servirait plus à grand-chose et un boulevard serait effectivement tracé pour la droite qui, localement, a déjà presque tout gagné.
En te lisant (sans doute trop vite), on peut alors se demander si le fait qu'il a été fabusien n'a pas été un frein, non pas pour les citoyens qui n'en savent rien et se moquent bien du referendum interne, mais aux militants qui auraient pu être tenté, par rancoeur, de ne pas faire campagne pour lui.
Je préfère croire que j'ai mal compris car ce serait alors assez grave pour le PS, la gauche, et le pays.
Si le PS en était à ne pas faire campagne pour une élections à cause de ses combats internes, alors le PS ne servirait plus à grand-chose et un boulevard serait effectivement tracé pour la droite qui, localement, a déjà presque tout gagné.
Miguel - le 21/06/2009 à 15h15
Nous nous nous sommes mal compris. Ma critique ne vise absolument pas Henri Weber. Mon analyse se situe au niveau national. L'épisode du référendum reste une plaie pour moi.
Pascal Martineau
La constitution européenne inscrivait le libéralisme comme règle, cela allait à l'en contre des citoyens car à aucun autre moment, s'il voualit changer de système ce n'était pas possible.
Le traité de Lisbonne est un copié colé du traité consitutionnel. Il aurati fallu présenté le traité consituttionnel en 3 fois, les 3 parties disctinctement et là ça aurait changé.
Mais laissons tout ça de côté et avançons, non ?
Le PS, les verts, le PC, le parti de gauche, et toute les personnes non en carté mais encrés à gauche doivent se rassembler ensemble pour construire une alternative qui est possible. Une alternative où l'être humain est au centre et non la consommation et l'argent.
Est-ce qu'on est prêt à le faire ? Moi je suis pour et veux m'investir dans cette tâche pour un autre monde qui est possible !