Le blog de Pascal Martineau
Anthony Gautier signe dans La République du Centre de ce jeudi 24 septembre un reportage
qui fait honneur à la presse et à la presse quotidienne locale en particulier.Alors que rien dans l’actualité ne l’y oblige et que du côté du quai Châtelet, la ville d’Orléans fête son fleuve, le journal publie en page 2, en départementale donc, une pleine page consacrée à la situation des prostituées à Orléans. Celles-là même qui ont été chassées il ya quelques des quais mitoyens.
Sans juger, avec délicatesse et bienveillance même, mais sans masquer la crudité de leur « métier », le journaliste décrit la détresse de ses femmes qui vendent leur corps toutes les nuits ou quelques-unes de temps en temps, pour arrondir les fins de mois.
Le reportage vient aussi confirmer ce que d’aucuns ne cessent de répéter et de craindre depuis plusieurs années : les arrêtés anti-prostitution pris par Serge Grouard et Florent Montillot n’ont en rien changé le problème. Il n’a fait que le repousser. Au « mieux », les prostituées ont changé de trottoir, au pire elles se sont réfugiées en zones non urbaines, réduisant ainsi les possibilités – pour associations comme Le Nid – de prendre contact avec elles et augmentant les risques d’agressions.
La qualité de ce reportage met cruellement en relief l’inefficacité de la politique sécuritaire et hygiéniste de Sarkotillot. Nul doute que cet article dérangeant n’agace un peu plus le député-maire, tout à ses affaires médiatiques avec le Festival de Loire.
Jeu 24 sep 2009
1 commentaire
Il se trouve que j'habite ce quartier et qu'à ma grande honte je me suis rendue compte que le gardien de la co-propriété dans laquelle est situé mon immeuble logemloiret insultait copieusement ces femmes le soir venu, alors qu'elles sont victimes de personnages complètement glauques.
L'une d'entre elles a trouvé refuge dans notre résidence l'année dernière et ce sont les jeunes qui y résident qui ont chassé son agresseur.
Depuis ils sont accusés par le quidam précédent, gardien de son état de les faire venir dans le quartier.
La connerie n'a décidément pas de limite.